Le lavoir du Puits-Neuf
Ce lavoir se situe avenue Victor Hugo.
Si l'on remonte quelque peu le temps, les citernes ne sont pas nombreuses dans le village de Ventabren ; aussi, les ménages qui n'en ont pas, sont forcés de se rendre péniblement au Puits-Neuf.
Cet endroit est une belle source pourvue d'un abreuvoir ; le millésime de 1783 est celui de l'érection complète de la fontaine. La date qui figure sur le fronton : l'AN 6ème Rque marque les améliorations que l'on y apporta.
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L'eau, source de vie !
Depuis son origine, Ventabren-village a toujours été confronté à un problème crucial et vital : le manque d'eau. Au fil des siècles, la population et les élus successifs ont fait preuve d'une constante ingéniosité pour se procurer l'eau nécessaire aux ménages et aux bêtes, envisageant tour à tour diverses solutions sans jamais se décourager.
Dans son ouvrage Ventabren Autrefois, Evelyne Durin retrace ce long chemin, semé d'embûches, d'espoirs et de déceptions, qui mena l'eau jusqu'au village — une histoire qui commence dès septembre 1783, voire bien avant, et qui se poursuit aujourd'hui encore, comme en témoignent les importants travaux de restauration de l'aqueduc de Roquefavour, situé pour partie sur la commune, qui achemine l'eau de la Durance vers Marseille.
Le Puits-Neuf, ressource principale du village
Les citernes n'étant pas nombreuses dans le village, les ménages qui n'en possédaient pas étaient contraints de se rendre péniblement au Puits-Neuf pour s'approvisionner.
Cet endroit est une belle source pourvue d'un abreuvoir : le millésime de 1783 correspond à l'érection complète de la fontaine, tandis que la date « An VIe République » gravée sur le fronton marque les améliorations qui y furent apportées par la suite. En 1850, de nouvelles réparations furent réalisées par le maçon M. Blanc, la fontaine ne coulant presque plus.
D'autres points d'eau essentiels
Le Puits-Neuf n'était toutefois pas l'unique ressource des Ventabrennais : la Vieille Fontaine, au quartier Fontvieille, fournissait une eau non potable réservée aux bêtes — d'où son aménagement en abreuvoir —, tandis que le puits de la Bouëou, au quartier du même nom, fut équipé d'une pompe en 1874.
La concession de Marseille, solution durable
Face à la pénurie persistante, qui menaçait de faire fuir la population, la construction d'un moulin à vent pour amener l'eau au village fut envisagée dès 1889 ; mais aucune source locale ne présentait un débit suffisant pour être captée.
La situation ne se débloqua que lorsque la ville de Marseille accorda à Ventabren la concession gratuite de deux litres d'eau par habitant et par jour, au motif que le village, perché en hauteur, ne pouvait capter ses propres sources.