L’église Saint-Denis
En 1772, la nouvelle église fut livrée au culte. Elle fut restaurée et agrandie en 1877.
L'église est dédiée à la Mère de Dieu et à Saint-Denis (saint vénéré dans tous les pays de vignobles et qui se substitue au dieu païen Dionysos).
L'église de type roman a peu d'ouvertures.
Elle est surmontée d'un magnifique clocher édifié en 1778 et qui abrite 4 cloches de tailles différentes.
Le haut clocher fut frappé par la foudre en octobre 1932 : le haut de celui-ci était endommagé au point que les cloches avaient été projetées au sol et mises hors d'usage. La municipalité rebâtit le clocher à l'identique, il restait aux paroissiens à se mobiliser pour acquérir de nouvelles cloches.
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La chapelle « d'en-bas » et le transfert du culte
En 1650, une chapelle secondaire dédiée à Notre-Dame de Beauvezet fut édifiée dans le village, dite chapelle « d'en-bas », car les habitants ne souhaitaient plus monter jusqu'au château pour le culte.
Deux églises coexistèrent alors, et le culte fut peu à peu transféré de l'église « d'en-haut » — celle du château — à cette chapelle initialement secondaire, qui n'était pas destinée à devenir église paroissiale.
Selon l'abbé Constantin, la chapelle « d'en-bas », d'abord nommée Notre-Dame de Beauvezet en raison du point de vue qu'elle offrait, joignit le nom de Saint-Denis à son vocable lorsque la chapelle seigneuriale fut abandonnée.
La façade porte l'inscription « Deiparae Dionisioque sacrum » (« Consacrée à la Mère de Dieu et à saint Denis »), datée de 1692, et les fonts baptismaux la date de 1691, que l'on peut considérer comme celle du transfert de la paroisse. Le culte religieux ne sera toutefois définitivement transféré à l'église Saint-Denis qu'en 1720, avec l'abandon complet de l'église du château.
L'église Saint-Denis
La nouvelle église fut livrée au culte en 1772, puis restaurée et agrandie en 1877. Dédiée à la Mère de Dieu et à Saint-Denis — saint vénéré dans tous les pays de vignobles, qui se substitue au dieu païen Dionysos — elle conserve en son sein une relique insigne offerte par la reine Jeanne : la mâchoire inférieure de saint Denis l'Aréopagite, conservée dans un buste soutenu par des chiens géminés.
Localement, cette image est désignée sous le nom de « San Danis dei chins », le saint étant traditionnellement invoqué à Ventabren contre la rage.
De style roman, l'église présente peu d'ouvertures. Au-dessus du porche, une niche abrite une Vierge à l'Enfant sous les pieds de laquelle un serpent est écrasé, accompagnée de l'inscription latine « Ipsa conteret caput tuum » (« Elle t'écrasera la tête »), référence au livre de la Genèse.
Le clocher et ses cloches
L'église est surmontée d'un magnifique clocher, édifié en 1778, qui abrite quatre cloches de tailles différentes. Frappé par la foudre en octobre 1932, le sommet du clocher fut si endommagé que les cloches, projetées au sol, furent mises hors d'usage. La municipalité reconstruisit le clocher à l'identique, tandis que les paroissiens se mobilisaient (dons et tombola à l'appui) pour financer de nouvelles cloches, baptisées le 22 août 1933 :
- la grosse cloche « Notre-Dame de Beauvezet »,
- la deuxième « Saint-Denis »,
- la troisième « Saint-Honorat »,
- et la petite « Les Saints Anges, Robert et Raoul », chacune accompagnée de son parrain et de sa marraine choisis parmi les paroissiens.
Un patrimoine intérieur remarquable
À l'intérieur, on peut admirer un primitif de l'école d'Avignon attribué à Simon Masclet — élève du peintre Nicolas Froment — dont le retable est classé au titre des monuments historiques, ainsi qu'un maître-autel en bois doré du XVIIe siècle.
Sous le pontificat de Jean XXIII et après le concile Vatican II de 1962, la chaire, la table de communion, le retable et le tabernacle furent retirés, et l'autel avancé devant le chœur — depuis lors, le prêtre officie face à l'assemblée des fidèles.
Les fonts baptismaux
Les fonts baptismaux, datés de 1691, portent plusieurs inscriptions latines évoquant le baptême et le salut, parmi lesquelles « Hic est qui baptizat » (« Voici Celui qui baptise ») et « Fons aqua salientis in vitam aeternam » (« Source du salut pour la vie éternelle »).